Eveille-toi aujourd'hui !
Bienvenue sur le forum " Eveilletoiaujourdhui.net " je vous invite à vous inscrire, dans ce cas merci de bien vouloir vous présenter et de signer la charte du forum
A bientôt de vous lire ! Namasté !



Eveille-toi aujourd'hui !

Forum convivial sur la spiritualité, l'éveil sur le chemin
 
AccueilPortailPublicationsFAQS'enregistrerConnexion
Bienvenue ici dans la lumière et dans la paix Voyageur de l'Univers Invité ! Ne restez pas derrière la porte , venez nous rejoindre ! Bonjour à tous qui passez visiter le forum , Soyez bénis, que la paix, l'harmonie et l'amour soient avec vous ! Merci de votre présence !



Partagez | 
 

 L'EPIPHANIE ET... LES MYSTERES DE LA GALETTE DES ROIS - Daniel Meurois

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Maranatha
Admin
Admin
avatar

Zodiaque : Balance Sexe : Féminin Signe Chinois : Tigre
Messages : 15269
Date de naissance : 18/10/1950
Date d'inscription : 11/11/2011
Age : 67
Localisation : Dammarie les lys
Emploi/loisirs : Aide-soignante retraitée

MessageSujet: L'EPIPHANIE ET... LES MYSTERES DE LA GALETTE DES ROIS - Daniel Meurois    Ven 13 Jan 2017, 19:55

L'EPIPHANIE ET... LES MYSTERES DE LA GALETTE DES ROIS - Daniel Meurois 












Chaque année, le jour de l’Épiphanie, nous avons tous l’habitude de déguster en famille ou entre amis la fameuse Galette des Rois. On s’en délecte simplement, uniquement soucieux de passer un moment de gaieté tout en perpétuant une tradition… Tradition dont, la plupart de temps, on ignore tout !
Un état de fait bien regrettable, puisque la galette en question nous amène vers des époques et aussi des profondeurs symboliques et métaphysiques aussi passionnantes qu’ insoupçonnées !
Les sources
Essayons donc, si vous le voulez bien, de remonter aux sources de l’innocente festivité d’aujourd’hui. L’expression est, d’ailleurs, peut-être présomptueuse car les véritables sources en question se perdent sans doute dans la nuit des Temps. Tournons nous alors plus modestement de-ci- de-là vers notre histoire antique où quelques galettes apparaissent déjà de façon éloquente.
Au début de l’époque romaine, par exemple, on avait coutume, lors des cérémonies des Saturnales ( fêtes célébrées en l’honneur du dieu Saturne et des cycles temporels qui se renouvellent ) de partager dans certains milieux un gâteau qui renfermait une fève (naturelle) ou un petit galet.
Vive le Roi !
La tradition voulait alors que celui qui en héritait dans le tirage au sort devienne roi de l’assemblée pendant sept jours consécutifs… avec le droit de faire tout ce que bon lui semblait. Absolument tout ! Triste privilège puisqu’il était ensuite immolé par décapitation le huitième jour.
À la même époque, et peut-être antérieurement, les Grecs avaient aussi leur propre Galette des Rois. Ils donnaient à celle-ci le nom de la lune… car la galette n’existe et ne signifie quelque chose que par sa fève qui, quant à elle, symbolise le soleil. En effet, la lune ne tire-t-elle pas son éclat de l’astre du jour ?
À cette fève, les Grecs donnaient généralement la forme d’une sirène. Ainsi qu’on le verra plus tard dans la Tradition chrétienne, le poisson ( symbole du rayonnement christique ) était déjà associé au soleil tandis que la femme l’était à la lune et à l’eau. Dans le cas de la galette, leur union donnait tout naturellement naissance à une sirène, parfait emblème, donc, de la complémentarité de la lune et du soleil.
Faisons maintenant un bond jusque dans la France du Moyen-âge. Dans certaines régions, essentiellement de la moitié nord, le jour de l’Épiphanie, un « homme vert » ( plus exactement recouvert d’une peau de loup verte ) symbolisant le Feu de la Nature, pénétrait dans le chœur des églises durant l’office. Là, il devenait signe de vie et de résurrection et reflétait l’espoir naissant d’une croissance intérieure. Il évoquait le soleil au cœur de la nuit, c’est-à-dire la fève sous sa gangue ou au centre de la pâte, sa matrice. Autrement dit, le Mystère sous son voile…
La peau du loup était verte parce que recouverte de feuilles d’arbres teintes en vert. En fin d’office, ces mêmes feuilles étaient distribuées à l’assistance en signe de communion et comme ferment d’élévation intérieure.
Pour la petite histoire, sachons qu’en France, durant l’époque révolutionnaire, on ne parlait évidemment plus de Galette des Rois… mais du Gâteau de l’Égalité. Celui qui en tirait la fève portait pour l’année le titre de « chef des Sans-Culotte »!
Voilà pour les aperçus historiques. Laissons-les sans attendre car ceux-ci ne nous laissent entrevoir que très vaguement le caractère tout à fait initiatique du « Jour des Rois ».
Un Principe alchimique
En effet, dans le principe de la Galette, il n’est question, en réalité, que d’Alchimie…
Disons-le d’emblée pour ceux qui ne se sont jamais intéressés à cette discipline, la véritable Alchimie n’a rien à voir avec le désir avide de fabriquer de l’or. L’alchimiste se soucie uniquement de transformer le plomb de la conscience humaine en or humain ou, si l’on préfère, en réalisation spirituelle. Son art est orienté vers la révélation de la lumière enprisonnée au cœur de toute matière. C’est l’art de faire jaillir le Principe christique en chacun, autrement dit le plus pur et le meilleur de soi.
Il faut donc voir la Galette des Rois comme le symbole parfait de la « matière première », c’est-à-dire de l’être humain à son stade élémentaire. Quant à la fève, elle représente dans cette optique le ferment divin, le Christ ou l’Esprit d’amour qui y est enclos. Alchimiquement parlant, la pâte de la galette symbolise le Mercure, c’est à dire le Messager des dieux, la Puissance qui véhicule le Souffle du Divin vers les hommes ou, plutôt, Son représentant, Son fils, le « petit roi ».
La Fève
On s’en doute, cela nous amène directement à parler de la fève car le « petit roi » en question c’est, bien sûr, le trésor placé au cœur de la galette. Traditionnellement, la fève prend plusieurs apparences :
- Celle d’un dauphin ( Dans la tradition monarchique, n’appelle-t-on « dauphin » le fils du roi ? )
- Celle d’un baigneur ( C’est à dire, en symbolisme alchimique, l’enfant qui baigne dans les « eaux mercurielles » de la galette )
- Un poisson ( Le symbole christique par excellence )
- Un berceau en forme de panier… Nous verrons bientôt pourquoi.
La Galette
En réalité, la galette de l’Épiphanie représente un état avancé et très précis de l’élaboration de la pierre philosophale. Les alchimistes affirment qu’à un stade bien particulier de la réalisation du Grand Œuvre, ils voient apparaître dans leur athanor, à la surface de la matière sur laquelle ils travaillent ( la « pâte »), tout un réseau de lignes entrecroisées verticalement et horizontalement. C’est le signe d’une certaine maturation…
Voilà donc pourquoi les Galettes des Rois réellement traditionnelles doivent être ornées de ce dessin qui évoque un filet. C’est ce filet qui sert à remonter le « Poisson-Christ » à la surface du monde et à le révéler à l’humanité. On comprend alors que c’est ce filet qui est rappelé par le berceau en forme de panier tressé utilisé parfois en guise de fève.
Et puisque nous en sommes au « Poisson-Christ », sachez que lorsque la fève prend la forme d’un poisson, il faut traditionnellement voir dans celui-ci une sole, c’est à dire… un soleil ! Il s’agit là d’un petit clin d’œil supplémentaire des alchimistes. Cela signifie que, dans un tel contexte, leur galette devient ainsi comparable à une lune, tout comme dans la Grèce antique, souvenons nous-en.
Si maintenant on s’intéresse à la pâte elle-même, on s’aperçoit qu ‘elle est également tout un symbole. Voici pourquoi : Les alchimistes, toujours eux, disent que leur matière première, qui se trouve en abondance dans la Nature, est une masse friable et feuilletée. Cherchant encore une fois à nous mettre sur la piste de leur art, ils ont donc, au fil des siècles, imposé les galettes en pâte feuilletée que l’on trouve maintenant communément. Une telle pâte est d’ailleurs appelée par eux « Terre Sainte »… ce qui est logique après tout ce que l’on vient de dire !
Certaines anciennes traditions faisaient parfois également figurer le dessin d’un chêne sur la croûte dorée de la fameuse galette, au lieu des lignes classiquement entrecroisées. Ceci est dû au fait que les feuilles du chêne, le « roi des arbres », portent souvent de petites excroissances rondes et rugueuses que l’on appelle « galles » ou encore « noix de galle ».
Les mots parlent
Amusons-nous un peu plus à faire parler les mots… et nous comprendrons mieux alors pourquoi la tradition de la Galette des Rois s’est installée très tôt et très facilement en Gaule. Le symbole de l’ancienne France du temps des Romains était déjà le coq ( en latin « gallus », comme par hasard ! ). N’est-ce pas étrange quand on sait que le roi de la basse-cour a toujours été associé au symbole alchimique du Mercure, le messager des dieux ?
Imaginons maintenant la galette toute chaude sortie du four et prête à être dégustée… Il faut évidemment quelqu’un pour en tirer les parts et les offrir aux convives. Si on respecte correctement la vielle tradition, cette personne se cache à quatre pattes sous la table afin de désigner les parts à l’aveuglette. Elle représente ainsi les quatre éléments de la Nature manifestée, signes de stabilité, marques de l’innocence et de la pureté de la Force Primordiale, base de tout chemin ou de toute ascension vers l’Esprit.
Ainsi, celui qui attribue « au hasard » les morceaux de la galette représente à son propre insu les forces tectoniques ou telluriques. Il devient , de fait, le Feu de la Terre, l’Esprit de Vie fondamental qui nous fait nous élancer vers le haut.
Vient enfin celui qui emporte la fève ! Toujours selon la Tradition originelle, sa mission est capitale puisque, étant porteur du Principe christique, il a soudain pour charge d’initier les autres à un état de conscience supérieur. Il est symboliquement considéré comme « roi de droit divin », vecteur de l’énergie divine sur Terre. Il devient le « roi-prêtre » des origines de nos civilisations.
Lequel d’entre nous, lorsqu’il voit poser sur sa tête une couronne à l’issue de la belle soirée de l’Épiphanie se doute-t-il un seul instant de tout cela ? C’est pourtant si agréable de réaliser que certains de nos gestes amusés et que l’on croyait dénués de sens nous rattachent, en réalité, à de profondes valeurs !
Allons, un peu plus de conscience ne nous nuira pas… Les symboles ont une vie et une indéniable beauté, souvenons-nous-en !

N.B.. Étymologiquement, le mot Épiphanie signifie « apparition ».



Dans la lumière, la paix et l'amour soit le bienvenu "Voyageur de l'univers" ! Maranatha





   


Mon blog : http://eveille-toi.eklablog.com

http://the-citron.forumactif.org
Revenir en haut Aller en bas
http://www.eveilletoiaujourdhui.net
 
L'EPIPHANIE ET... LES MYSTERES DE LA GALETTE DES ROIS - Daniel Meurois
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Galette des rois poire caramel
» Galette des rois.
» La couronne de la Galette des Rois retirée parce que jugée trop catholique ?
» Méditation chapelet au temps de Noël-Epiphanie
» galette des rois

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Eveille-toi aujourd'hui ! :: De tout un peu ! :: Discussions et Réflexions-
Sauter vers: